VOYET Maxime

VOYET Maxime Henri Pierre
La Jaudonnière (85) 30 octobre 1896-Tours 17 novembre 1985
Artiste peintre
Père de VOYET Jacques

Sa vie n’a pas d’abord été dédiée à la peinture : d’après le catalogue « Maîtres populaires de la réalité », il a exercé des métiers modestes. Il a appris le métier de maçon, puis, après la guerre, est entré aux chemins de fer, devenant chauffeur de locomotive à vapeur. Ce choix professionnel lui laissait peu de temps pour peindre, et ce n’est qu’à sa retraite, vers 1950, qu’il s’est pleinement consacré à l’art.
Œuvre artistique
Maxime Voyet est généralement classé parmi les peintres naïfs/populaires, dans un registre très figuratif. Il peignait surtout des paysages, des scènes de la vie quotidienne, des marines (paysages maritimes) et des villes. Ses œuvres sont souvent réalisées sur isorel (un panneau de fibre dure), un matériau qu’il utilisait fréquemment.
Quelques exemples de ses œuvres vendues aux enchères où certaines de ses toiles ont été très bien cotées.:
Bord de Loire (1976) — isorel, signé, vendu chez Rouillac.
En gare de Saint-Aubin (1974) — isorel, titré au dos.
Express dans la campagne (1978) — huile sur isorel.
Honfleur, le port (1966) — isorel signé.
Style et reconnaissance
Son style naïf/populaire n’est pas péjoratif : il s’appuie sur une vision simple, colorée, et accessible du paysage. Bien qu’il ne soit pas aussi médiatisé que certains peintres académiques, ses œuvres sont recherchées par les collectionneurs, et il a un certain succès sur le marché de l’art.
Vie personnelle et fin de vie
Peu d’informations circulent sur sa vie privée (famille, formation “officielle” en art), ce qui est typique pour certains artistes dits “hors-académie”. Il est décédé en 1985.
Héritage
Maxime Voyet a laissé une œuvre riche, surtout de petits formats, très ancrée dans la tradition populaire et le paysage français. Sa capacité à représenter des scènes simples avec une précision naïve et un grand sens de la couleur lui a valu une reconnaissance posthume croissante lors des ventes aux enchères.

Loudun – Place Sainte-Croix

Henri-Pierre-Maxime Voyet dit Maxime est né le 30 Octobre 1896 à la Jaudonnière, près de Chantonnay (Vendée). Ses parents son père était jardinier, sa mère cuisinière – viennent se fixer à Poitiers alors que le jeune Maxime a une dizaine d’années. C’est là qu’il apprend son premier métier de maçon. Lorsque la guerre de 1914-1918 éclate, il est appelé à rejoindre le 153 Régiment d’Infanterie, où il sera mitrailleur pendant quatre ans. Il est blessé au chemin des Dames, fait prisonnier le 28 mai 1918 à Vailly et rapatrié le 19 janvier 1919. La paix revenue, il devient chauffeur, puis mécanicien aux chemins de fer, d’abord sur le réseau de l’état, ensuite sur celui du Paris-Orléans. Il exerce ce métier à Loudun (Vienne) d’où son épouse est originaire, pendant 14 ans, puis est muté au dépôt de Saint-Pierre- des-Corps, où il travaille encore pendant plus d’une dizaine d’années. Il s’installe alors à Tours en 1933 avec sa femme et son fils Jacques. C’est là, à 52 ans, à sa retraite, qu’il se met à peindre. Il peut désormais s’adonner enfin à ses loisirs préférés : la pêche, mais surtout le billard et la peinture. En 1981, il tombe gravement malade et l’année suivante il arrête de peindre. Il meurt à Tours le 17 novembre 1985. « J’ai toujours aimé le dessin (…) mais comme passe-temps, pour le plaisir », déclare Maxime à un journal local qui mentionne dans le même article : couvertes de portraits dessinés à la craie, les locomotives que pilotait V. Maxime étaient aisément reconnaissables ». Ce goût précoce pour le dessin est confirmé par son fils Jacques Voyet. Stimulé par le succès de ses premières pein- tures, Maxime entame ce qu’on peut appeler une seconde carrière, puisque pendant presque trente ans, de 1955 à 1982, il réalise plus de 750 tableaux.

Extrait du catalogue
du Musée du Vieux-Château de Laval

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